Eclipsa : une association sourcienne

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Eclipsa est une association d’éducation populaire créée pour aider au maintien et au développement du lien social dans le quartier de la Source.

Elle est affiliée à la Confédération Syndicale des Familles Image2

Le lien social, c’est avant tout ce qui permet de vivre ensemble, et de vivre bien ensemble.

Dans cet objectif, elle a particulièrement orienté son action auprès des familles, des enfants et des jeunes. Sa volonté est de créer des espaces dans lesquels la communication, la réflexion et le lien durable avec les autres soit possibles, pour que les publics deviennent des citoyens responsables à part entière dans un esprit républicain de liberté et de laïcité.

Structure légère, Eclipsa fonctionne grâce à des bénévoles et des professionnels profondément et de longue date « ancrés » dans le quartier de La Source.

Cet « ancrage » associé à la souplesse de son fonctionnement, permet à Eclipsa d’adapter régulièrement ses actions à l’évolution des besoins sociaux des habitants.

Eclipsa : avant tout, des actions de terrain

Association consacrée à l’action de terrain, Eclipsa privilégie la collaboration avec les acteurs locaux et les partenaires institutionnels et sociaux présents sur le territoire.

Son fonctionnement s’inscrit donc dans une logique de projets concrets régulièrement négociés avec ses partenaires, acteurs de terrain comme Eclipsa, pilotes des politiques ou financeurs.

Entre 2009 et 2013, les principales actions d’Eclipsa ont porté sur :

  • le rétablissement des relations entre les parents, les collèges et les enfants en grandes difficultés scolaires
  • l’animation d’ateliers inter générationnels
  • l’accompagnement des jeunes à la recherche de stages ou d’emplois
  • l’organisation de groupes de parole et d’échanges
  • la co-organisation, avec la Confédération syndicale des Familles (Csf), de sorties culturelles pour les familles et les jeunes
  • le développement des réseaux d’échange de savoirs et le développement de l’implication de l’association dans le dispositif du Reaap(réseau d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents)
  • le partenariat avec plusieurs associations Sourciennes ou Orléanaises : Cent Soleils, Csf, Cidff, Femmes plurielles, …
  • l’aide aux vacances des familles avec la Caf (projet Vacaf)
  • le développement d’actions en direction des jeunes : « Tintin chez les Sourciens », afin de les mettre en résonance avec l’actualité cinématographique mondiale lors de la sortie du prochain film de Stephan Spilberg
  • la valorisation de la parentalité avec la Csf et Cent Soleils dans le cadre du projet Portraits de familles »
  • les fresques sur la Justice et sur la Laïcité

Eclipsa 2014

En  2014 Eclipsa confirme ses engagements avec les familles et les jeunes du quartier de La Source et s’engage sur de nouvelle actions :

  • Projet « Eau » : un projet pédagogique pour sauvegarder cette ressource essentielle et diminuer les factures des familles
  • Cuisine du Monde
  • Vacances à Saint Brévin
  • Projet Jeunes du quartier – Accompagnement et Tutorat
  • Expression des femmes -groupe de paroles – préparation au forum des femmes du Loiret.
  • Accueil des enfants des familles adhérentes les mercredis après-midi et vacances scolaires.
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Retour sur un malentendu

La projection du film documentaire « Le grand malentendu » samedi 14 avril aux Arteliers de la Source a été l’occasion de libérer la parole sur le thème du rapport parents/école. Le débat qui a suivi le film a permis un échange constructif sur un sujet vieux comme l’école, et pourtant toujours aussi actuel.

 

A l’appel de l’association Eclipsa, le film « Le grand malentendu » de Dominique Delattre a été projeté aux Arteliers de la source samedi 14 avril dernier. L’idée était, dans le cadre de #ProjectionLS, d’aborder le thème de l’éducation. En effet, notre travail de terrain nous a permis d’identifier une problématique qui n’a rien d’une nouveauté mais qui pourtant est un sujet de préoccupation pour de nombreuses familles de nos quartiers : celle du rapport entre les parents et l’institution scolaire (de la maternelle au lycée).

Car aujourd’hui encore, et malgré l’engagement de l’éducation nationale et de nombreux acteurs (dont le réseau EPE 45 et la FCPE du Loiret, tous deux présents samedi), le manque de communication est parfois criant entre les responsables de l’éducation des enfants. Le fait que la co-éducation (voir ici) soit reconnue par les textes de loi, n’empêche malheureusement pas ce problème de perdurer. Pourtant, tous les parents se sentent concernés par l’avenir de leurs enfants et celui-ci passe souvent par une réussite scolaire. Alors quelle est la raison de ce problème? Est-ce par manque d’implication des parents ou du fait d’une lacune du système scolaire?

Rien ne sert d’opposer parents et école

Le film de Dominique Delattre le montre bien : rien ne sert d’opposer parents et institution scolaire dans l’analyse de cet échec. Il s’agit au contraire dans chaque école, sur chaque territoire, et tout au long de chaque année scolaire de poursuivre cet effort de construction d’une relation pérenne. C’est une bataille qui n’est jamais gagnée d’avance. Le pédagogue Philippe Meirieu, interrogé dans le cadre du film, explique qu’il est essentiel d’éduquer les parents sur les enjeux de la pédagogie, telle qu’appliquée au sein de l’école de leurs enfants. Autre sujet clé abordé dans le film concernant les parents: la question de l’éducation à l’orientation, sans quoi beaucoup finissent par se faire déborder par un système sur lequel ils n’ont que peu de prise.

Car on constate qu’au final le modèle que les parents appliquent le plus souvent est celui qu’ils ont eux même expérimenté, même si celui-ci a été violent pour eux ou a mené a un échec. Mais alors, comment rompre avec cette dynamique de reproduction des inégalités et redonner son rôle d’ascenseur social à l’école? Plusieurs pistes sont abordées dans le film. Il invite tout d’abord les parents à être physiquement présent dans l’école, la seule façon pour eux de comprendre vraiment ce qui s’y passe, et un des meilleurs moyens de rétablir ce lien qui manque avec les professeurs. Idéalement, il faudrait également que les enfants comprennent que leurs parents ont eux aussi eu des difficultés à l’époque de leur scolarisation. Cela permet aux élèves de prendre du recul, d’être moins stressé au quotidien et cela redonne aux parents ce rôle de modèle à suivre, un modèle accessible puisque imparfait. Mais l’effort doit aussi venir de l’institution qui doit chercher à prendre en compte le savoir faire des parents. Le film soulève que l’école devrait peut-être chercher à enseigner plus que des connaissances, quelque chose comme apprendre à devenir autonome.

Un sujet qui fait beaucoup parler

Les échanges qui ont suivis la projection du film ont été riches en informations et en émotions. Nous avons pu le vérifier, ce sujet est véritablement source de préoccupation et nous avions dans notre public un certain nombre de parents et de professeurs concernés. Sans rentrer dans le détail des échanges, notons que certains remontent que les enfants d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier, et que l’institution a du mal à s’adapter aux nouveaux comportements et manières d’être des élèves (notamment en terme de concentration). On a pu observer que de nombreux parents « se sentent démunis » et qu’ils sont en recherche de solution. De même, il a été dit que les situations peuvent varier énormément d’une école ou d’un cycle à l’autre et qu’il est difficile de généraliser sur « une situation » de l’éducation nationale, bien qu’il ait été souligné à plusieurs reprises que le passage de l’école primaire au collège est difficile pour les parents (comme pour les élèves), qui se sentent « abandonnés ». D’autres ont plus insisté sur le manque de prise en compte par le système éducatif des intelligences multiples ou du manque d’éducation aux émotions (ce qui permettrait aux enfants de mieux comprendre ce qui leur arrive, de mieux accepter certaines situations, et de rebondir de façon positive face à des situations d’échec notamment). L’idée d’utiliser une « communication non violente » (ou « CNV », voir notamment ici) est ainsi revenu plusieurs fois dans le débat.

Ont aussi été dénoncé le manque de moyen et une forme de violence institutionnalisée  vis à vis des élèves qui sont toujours les grands perdants des différentes réformes selon certains. D’autres intervenants préféraient exprimer le fait qu’il ne faut pas tout attendre du système scolaire ou de tel ou tel ministère, et que les solutions sont à trouver ensemble, dans la société. Les propos d’un professeur de collège n’étaient pas si éloignés quand il disait l’importance pour le bien-être des élèves que l’équipe pédagogique reste unie avant tout. Une autre participante a regretté que les équipes pédagogiques ne parlent aux parents que de ce qui ne va pas: « Cela apaiserait les tensions s’il y avait une communication aussi quand ça va ». On comprend bien que ce n’est pas par négligence mais bien à cause d’une surcharge de travail que l’on en arrive à cette situation. Cependant il importe de faire attention à ce type de remarque car au final, pour reprendre les mots d’un autre intervenant, « le moteur pour apprendre est l’envie ». Vers la fin des échanges, une personne qui connaît l’école de l’intérieur est intervenue en dénonçant la violence intrinsèque d’un système qui lie résultat scolaire et choix d’avenir, et a questionné l’assistance sur le type d’école que l’on souhaite: une école qui amène à une orientation, c’est à dire qui sélectionne et divise entre « bons » et « mauvais », ou une école qui éduque et enseigne des valeurs?

Car il faut bien conclure…

Comme on peut le constater, les échanges ont été à la fois intenses et bienveillants. Bien que le débat se soit parfois écarté du sujet initial pour s’élargir à un questionnement en profondeur de notre système d’éducation en tant que tel, il a pourtant permis de dégager quelques lignes d’analyses concrètes. Notamment, il aura mis le doigt sur certaines contradictions et les parents présents seront repartis de la soirée avec de nouvelles ressources. Reste à savoir comment l’éducation nationale abordera dans les années à venir les défis qui l’attendent concernant ce sujet du rapport entre les parents et le corps enseignant, dans un contexte de désamour et de méfiance grandissant. Car dans notre modèle de société l’école a été et reste aujourd’hui encore la réponse a beaucoup de défis d’ordre sociaux et philosophiques et il serait inconscient de ne pas investir en elle nos espoirs et notre énergie.

Pour aller plus loin:

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2117.asp

http://www.epe45.fr/qui-sommes-nous

http://www.fcpe45.net/

https://www.facebook.com/Eclipsa45/

https://www.instagram.com/eclipsa45/

http://www.arteliers.org/

Et n’hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de vos besoins et/ou à laisser ici vos commentaires!

 

#ProjectionLS 2018

Logo Eclipsa

#ProjectionLS est un nouveau projet d’éducation populaire mis en place par l’association ECLIPSA au début de l’année 2018. Son objectif est la construction de savoirs collectifs et de liens sociaux pérennes, le renforcement de pratiques citoyennes, culturelles et artistiques, et l’implication des habitants et usagers du quartier d’intervention dans la recherche de solutions à leurs problématiques.

 

Son idée de base est simple: un sujet, un film, un débat.

Un sujet: sur un thème de société actuel, choisi par nos adhérents, et en fonction des problématiques propres au quartier

Un film: une fois par mois, le plus souvent documentaire, dans tous les cas ludique et intéressant, et choisi par l’équipe pédagogique de l’association

Un débat: un échange constructif suite à la projection, dans des valeurs de tolérance et bienveillance, et en cherchant à faire remonter des problématiques locales

#ProjectionLS cherche donc à impliquer les habitants et usagers du quartier, de la construction du projet à la réalisation d’actions concrètes, en passant par le choix des thématiques à traiter en priorité. De la sorte, il est ouvert à toutes propositions sérieuses provenant de ses différentes populations (étudiants, familles, habitants, travailleurs, etc.) qui peuvent, en participant au projet, trouver un média pour essayer de solutionner leurs problématiques.

Car l’objet de notre proposition n’est pas de se contenter de soulever des problématiques, mais aussi d’en trouver les solutions concrètes. Pour cela, nous nous appuyons sur la force du groupe qui, à l’occasion d’une réunion mensuelle, se réunira pour réfléchir collectivement à la manière de résoudre les problèmes soulevés lors des débats. Nous avons en effet la conviction que la solution d’un problème social ne peut venir que de l’intelligence collective. Nous appelons ce groupe, le « Groupe Opérant » en référence au grand théoricien argentin de l’éducation populaire et de la psychologie sociale Enrique Pichon Rivière.

Par ailleurs le projet cherche à impliquer les acteurs institutionnels de façon à sensibiliser sur nos méthodes et problématiques et à obtenir de véritables leviers d’actions pour favoriser l’émergence de solutions. Chaque sujet évoqué est donc l’occasion de se rapprocher de nouveaux acteurs et de faire grandir la participation autour du projet, tout en faisant fonctionner les solutions et les canaux déjà existants.

Géographiquement parlant, #ProjectionLS est principalement implanté sur le quartier de La Source à Orléans (quartier historique d’intervention d’Eclipsa). Mais il a également vocation à se déplacer à l’Argonne et aux Blossières dans le cadre de partenariats avec les associations « ID Initiatives et Développement » et « Aselqo Blossières », pour au moins une projection dans chacun de ces quartiers courant de l’année 2018. A la Source, il s’appuie sur un partenariat avec « Les Arteliers de la Source »  (incubateur de projets culturels et artistiques au cœur du quartier) qui nous donne l’accès à une salle de 100m² pour les projections et à un certain nombre d’autres ressources. Notre objectif est à terme d’impliquer dans le projet les artistes intervenant aux Arteliers, de sorte à utiliser l’art comme média pour la compréhension et l’expression d’une situation donnée.

Finalement nous avons espoir que, chemin faisant, cette proposition prospère et se poursuive dans les années à venir, dans sa forme actuelle ou dans une autre à définir. En effet, notre ambition est d’inscrire ce rendez-vous mensuel dans le paysage culturel du quartier de la Source. Pour cela nous aurons besoin de l’intervention de plusieurs éléments essentiels: tout d’abord une réelle participation de la part du public visé à l’occasion de la diffusion des films, et un véritable engagement d’un « noyau dur » (le « groupe opérant »), sans quoi rien ne sera possible. Mais nous avons aussi besoin d’un soutien de la part de nos partenaires, notamment d’un point de vue financier. En effet, pour permettre l’accès au plus grand nombre les diffusions sont gratuites, et nous dépendons principalement de dons, d’adhésions et de subventions pour nos besoins financiers.

 

Ce projet vous intéresse? Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues! Rentrez en contact avec nous en nous écrivant à eclipsa45@hotmail.fr ou en nous appelant au 0640997916.

 

Pour aller plus loin :

http://www.arteliers.org/

https://www.facebook.com/Eclipsa45/

https://www.instagram.com/eclipsa45/

https://www.larep.fr/orleans/loisirs/art-litterature/2018/03/17/eclipsa-a-la-source-se-lance-dans-un-projet-ambitieux_12776836.html

https://jad-magazine.fr/projection-et-debat-sur-la-mixite-aux-arteliers-de-la-source/

Contrat de ville: Appel à projet 2018 : http://www.loiret.gouv.fr/Politiques-publiques/Solidarite-hebergement-logement-et-populations-vulnerables/Politique-de-la-ville-Cohesion-sociale-egalite/Contrats-de-ville-Appels-a-projets-2018

#ProjectionLS : Mixité sociale à La Source

Notre RDV du 17/03/2018 dans le cadre du projet #ProjectionLS aura été l’occasion de nous intéresser collectivement à la question de la mixité sociale, par l’intermédiaire de la diffusion du film « Avenue Jenny » et d’un débat sur la question de la mixité dans le quartier de La Source.

Vaste question que celle de la mixité sociale ! Ce choix de sujet de la part de nos adhérents nous met une fois encore à l’épreuve. Chaque personne peut avoir une conception différente de ce sujet et de cette expression (qui est elle-même à comprendre dans son contexte, voir notamment : http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7296.html ). Le choix du film nous permet donc de cadrer un peu la question en lui donnant une teinte particulière, notamment en introduisant un angle d’approche. « Avenue Jenny » avait rapidement attiré notre attention de par son positionnement, loin de tout jugement, et pour les caractéristiques sociales, géographiques et architecturales du quartier filmé, caractéristiques qui peuvent être en partie comparées à la situation du quartier de La Source.

En effet, le film décrit un quartier moderne, au pied de la Défense, constitué d’immeubles d’habitations qui se veulent « une ville dans la ville », au côté d’un quartier plus ancien et hétéroclite, plus populaire aussi. Deux façons de vivre, deux conceptions de la ville. Et surtout, deux populations qui ne se connaissent pas, ne se parlent pas, ne se comprennent pas. Un peu comme à La source en somme, quartier créé de toute pièce et divisé (schématiquement) entre d’un côté des zones pavillonnaires et d’un autre des habitats collectifs, horizontalité et verticalité s’excluant l’une l’autre. Manque de communication et préjugés sont, dans un cas comme dans l’autre, monnaie courante.

Dans le cadre du débat qui a suivi la projection du film (et dont nous allons chercher à retranscrire ici les principales idées) la similitude entre les deux situations n’est pas apparue aux participants comme évidente, en tout cas dans un premier temps : « Ici c’est pas la Défense, il n’y a pas d’argent » ; « Les seuls chèques qu’on a nous, c’est les chèques postaux ! ». Très vite, la discussion prend la direction de la mutation des villes, et des choix politiques qui les sous-tendent pour gérer l’habitat de la « faune humaine ». Aujourd’hui, le modèle privilégié semble être celui de la « Ville artificielle » comme dans le cas de la Villapollonia (cité moderne décrite dans le film), mais «  Quel lien y a-t-il avec l’extérieur ? Ils vivent sur une île ces gens là ! » ; « C’est sinistre ! ».

D’autres participants s’expriment, soulignant cette fois-ci les similitudes entre les deux situations : « Les mêmes problèmes de communication ». « Ici ce sont pleins de petits îlots séparés, il faudrait faire intervenir un sociologue pour décrire tout cela, il y aurait de quoi dire ! » et de rajouter : « Les gens ne se connaissent pas entre les différents îlots ».Rapidement un parallèle est fait avec la question de la passerelle (passerelle sur l’avenue de la bolière au niveau de 2002 que la mairie d’Orléans projette de détruire ndlr) : « Ça va encore plus couper les espaces entre eux ». Une information circule entre les participants pour participer à une réunion d’information concernant la destruction de la passerelle qui aura lieu le 26 mars prochain.

Autre problème soulevé :la question du centre-ville, jugée comme essentielle pour la rencontre et donc, in fine, pour la mixité sociale : « Ici ça a été créé de toute pièce, il n’y avait pas de centre ville naturel, mais ça c’est organisé autour de 2002 . Ensuite on a étalé les commerces, et il n’y a plus de centre maintenant.» « Ça manque, maintenant on n’a plus que le marché pour rencontrer des gens ». Le manque de centre ville, mais aussi de commerces et de lieux de rencontres (bar ou restaurant par exemple), ou encore la future fermeture du Carrefour contact du côté de l’Indien sont montrés du doigt à plusieurs reprises au cours de la soirée. « Ici c’est kebab, kebab, kebab ! »

Autre vecteur de mixité sociale à la Source : l’école (primaire, collège, lycée) qui semble ici jouer son rôle de mélange de populations socialement différentes. Bien que certains se plaignent de la mauvaise réputation dont souffrent les établissements scolaires du quartier, la plupart des participants sont d’accord pour dire que de nombreux professeurs se battent pour que l’école fonctionne à La Source, et soit vecteur d’élévation sociale. Une autre personne parle du Square Adélaïde de Savoie comme d’un exemple de lieu propice à la rencontre et à la mixité sociale sur La Source « Plus de 50 familles qui cultivent, se rencontrent et échangent. Il est est ouvert en permanence et il n’y a jamais de vol de matériel. Le seul défaut c’est qu’il n’y a pas assez de lieu comme celui-ci ! »

Le débat revient sur la question des politiques d’urbanisation, notamment le manque de prise en compte, malgré un intérêt de façade, de la volonté des habitants comme dans le cas des rénovations dans le cadre de l’ANRU. « Il faut pouvoir s’approprier un projet si on veut qu’il fonctionne. » La résidentialisation (de plus en plus privilégiée dans le quartier depuis ANRU 1 ndlr) est également montrée du doigt : « La résidentialisation, ça crée des barrières, ça coupe. On n’a plus maintenant cette qualité de vie qu’on avait avant à la source. »

Un autre participant pointe du doigt le fossé existant entre les étudiants de l’université et les habitants de la source. Le manque d’échange entre les deux populations est un véritable manque à gagner, pour les uns comme pour les autres. Un autre dit, volontairement provocateur: « Il existe bien des lieux de rencontres à la source : c’est l’église et la mosquée ! » pointant du doigt le fait que les groupes qui s’évitent ont aussi des attributs religieux (en plus de leurs caractéristiques sociales, ethniques et géographiques notamment).

Une autre personne demande la parole, en s’excusant d’avance pour son niveau de langue française: « Le problème dont vous parlez ici, c’est un problème de mentalité et de cœur. La mixité ça ne se décrète pas. Ici, ça manque de respect, personne ne dit bonjour. Pour parler de mixité, il faut d’abord un peu d’ouverture. » D’autres personnes interviennent pour aller dans son sens : « J’ai le même problème, les gens ne répondent pas quand je dis bonjour, alors je ne le dis plus ! » « C’est propre à Orléans, à Tours je n’avais pas ce problème. ».

La discussion arrive à son terme avec cette idée, arrivée tardivement, mais qui aura produit son effet : le problème de la mixité ne vient peut-être pas uniquement du comportement des autres, mais aussi de l’attitude que chacun développe vis à vis des autres. Pour qu’il y ait mixité, il faut avant tout qu’il y ait rencontre, échange et communication…

Pierre Simon

Association Eclipsa

 

Ce sujet vous intéresse et vous voulez poursuivre la discussion ? Pour cela deux solutions : par le biais de vos commentaires (ici ou sur nos pages facebook et instagram @Eclipsa45) ; ou en participant à notre prochaine réunion au local d’Eclipsa (4 rue Lafayette 45100 Orléans la Source) le vendredi 06 avril 2018 à 17h. Réunion qui sera l’occasion de revenir sur la soirée du 17 mars, mais aussi de discuter des prochains sujets qui seront abordés dans le cadre de #ProjectionLS et de travailler sur les actions collectives à développer  pour trouver des solutions aux problèmes soulevés !

Retrouvez nous sur facebook et instagram:

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Nouveaux statuts, nouveau conseil, nouveau bureau, nouveau président

L’Assemblée générale extraordinaire de l’association Eclipsa s’est réunie le vendredi 14 février pour modifier ses statuts et renouveler son conseil d’administration.

Pour l’essentiel, les nouveaux statuts précisent la vocation familiale, sociale éducative et laïque de l’association, dont la signification du nom ECLIPSA est modernisée.

ECLIPSA comme « Expression Citoyenne Laïque pour l’Initiative Populaire Sociale et Associative ».

L’association a par ailleurs engagée un processus d’affiliation à la Confédération Syndicale des Familles (CSF), membre de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF).

Le Conseil d’administration est désormais composée de 10 membres.

Il a désigné en son sein son bureau dont la composition est la suivante :

  • Président : Marc Hubert
  • Vice-présidents : Marguerite Charliet et Eric Yete
  • Trésorier : Eric Pépin
  • Secrétaire : Gilles Kounowski

 

photoNotre nouveau Président

Fresque pour la démocratie et la laïcité

Les membres de l’association Eclipsa ont réalisé à la fin de l’année 2012 une grande fresque consacré à la démocratie à l’école et à la laïcité.

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Ce travail a donné lieu à la réalisation d’un kit pédagogique retraçant l’ensemble du projet, des étapes de sa réalisation et de ses résultats. Il a été remis aux principaux financeurs du projet.

ECLIPSA réveillonne à la Source : ensemble et solidaires

Après le goûter de Noël, les familles de l’association ECLIPSA ont organisé un réveillon à la Source qui a rassemblé une cinquantaine de personnes le soir de la saint-Sylvestre.

La préparation de cette soirée a mobilisé les talents de tous, parents et enfants, non sans fébrilité pour n’oublier aucun détail : invitations, cartes de vœux, décorations…

Mais sa réussite doit beaucoup au partenariat enthousiaste qui s’est noué avec le restaurant de l’Étage* d’Orléans. Grâce à sa générosité, son cuisinier a réalisé le menu imaginé par les familles et assuré sur place le service avec ses proches, moyennant une modeste contribution financière des familles.

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Pascal Debray notre sympathique cuisinier pour la St Sylvestre

Tantôt clown, tantôt Johnny ou Edith Piaf, Joëlle avait concocté un spectacle cabaret qui, entre les plats, a nourri de rires et d’émotions les participants dans toute leur diversité d’âges, de situations et de cultures.

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On a chanté, on a dansé et on s’est embrassé au premier coup de minuit.

Le centre saint-Yves, mis à disposition par la paroisse de la Source, résonne encore de ces moments qui, avec les seuls moyens du bord, ont joyeusement ouvert 2013 dans la chaleur de la fraternité humaine. Si les problèmes de chacun demeurent, ce qui a été vécu ensemble les rend en ce début janvier moins lourds à porter.

Exposition Tinttin chez les Sourciens et fresque sur la justice

Dans le cadre du projet « Tintin chez les Sourciens » réalisé grâce au soutien de la société Predica (assurances du Crédit agricole) et de sa fondation « courte échelle », une  première exposition des œuvre a été organisée le mercredi 7 décembre 2011 à la Maison des associations de La Source.

En plus des réalisations tintinophiles des enfants et des jeunes, était présentée la fresques « grafiti » réalisée en collaboration avec la Fédération des œuvres laïques du Loiret et l’association « Urban Colors » (http://urban-colors.skyrock.com/), sur le thème de la justice. Cette fresque doit aussi être exposée dans le cadre du Forum des droits de l’Homme.

Quant à l’exposition Tintin chez les Sourciens, elle pourrait être prochainement proposée au Lycée Voltaire de La Source.

Quelques photos prises pendant le « vernissage » :

Tintin chez les Sourciens

Le projet Tintin chez les Sourciens, supporté par la société PREDICA, avance bien.

Une exposition, qui sera présentée dans un premier temps à la Maison des associations de La Source,  est prévue le 7 décembre 2011 avec les œuvres réalisées par les enfants et les jeunes associés au projet

On les voit d’ores et déjà à l’œuvre sur les photos ci-dessous :


De nouveaux projets avec le Conseil Régional

Le Conseil Régional a lancé un appel à projets innovants, entre autres,  dans le domaine de la lutte pour l’inclusion sociale.

L’association Eclipsa, directement concerné par la précarisation croissante de notre quartier, s’est inscrite dans cette démarche initiée par la Région Centre.

Le projet présenté par Eclipsa vise « l’accompagnement des parents et des enfants en risque de décrochage scolaire et de « désocialisation » et resocialisation des familles en risque d’exclusion sociale. »

A partir du constat de la grande difficulté du dialogue entre les familles et les établissements scolaires du quartier en cas de difficultés pédagogiques rencontrées par les enfants, l’association Eclipsa avec l’appui des équipes pédagogiques des collèges, des écoles du quartier, du lycée professionnel, et le CIO, propose la mise en place d’actions de soutien en direction des familles pour favoriser un réinvestissement des familles dans l’éducation de leurs enfants.

En 2011, ce besoin prend une dimension critique en raison d’une forte accélération de la dégradation de la situation économique et sociale du quartier. Ce phénomène est accentué par une modification de la typologie des familles du quartier en lien avec le reclassement de certaines parties de la zone concernée par le GPV.

Contenu et objectifs du projet :

Il s’agit de développer des actions en direction des familles afin de mieux assurer l’éducation de leurs enfants par le développement de l’éducation citoyenne et de la vie associative.

L’association Eclispa, très présente sur le terrain et auprès des familles du quartier depuis plusieurs années, est fréquemment sollicitée par les équipes pédagogiques des collèges et des écoles de la ZEP (notamment les RASED), mais aussi (et surtout) par des familles ou les partenaires pour venir en aide aux jeunes et à leurs familles, particulièrement en cas de risque de décrochage scolaire ou de désocialisation.

Le public concerné par ces actions est donc composé des familles en grande difficulté économique et/ou sociale, d’origines socioculturelles extrêmement variées, avec des enfants en difficulté dans les établissements scolaires du quartier de La Source.

Une autre « branche » de ces actions concerne les adolescents ou les jeunes à la recherche de stages ou d’une orientation, qu’il convient souvent de réorienter, voire d’accompagner de façon très individuelle, vers les experts de l’orientation ou vers la recherche de stage ou d’employeurs locaux.

Concrètement, il s’agira de :

–          Soutenir et conforter l’assurance des parents dans leurs fonctions éducatives auprès de leur(s) enfant(s) scolarisé(s), en le remettant en situation de responsabilité dans le parcours scolaire de leurs enfants. Les contacts et réunions d’information spécifiquement organisés avec le CIO visent cet objectif.

–          Favoriser la participation citoyenne, en facilitant la prise de parole des adultes et la prise de conscience des règles par les enfants.

–          Renforcer la mixité et favoriser la réussite scolaire dans les écoles, les collèges et lycées.

–          Accompagner les jeunes en situation d’exclusion temporaire afin de leur permettre de rester au contact de leur scolarité. Des cours de soutien leur permettent de ne pas avoir « perdu pied » lors de leur réintégration.

–          Développer l’information aux familles pour l’orientation des jeunes et la recherche de stages et expliquer le système scolaire

De façon opérationnelle les premières actions consisteront à :

–          Accompagner les familles concernées à participer à des groupes d’échanges organisés avec le CIO, les enseignants et les parents autour des thèmes de la vie scolaire.

–          Créer des espaces de rencontres et d’échanges, hebdomadaires, essentiellement mères-filles en veillant à augmenter la participation des filles.

–          Favoriser aussi l’accès des familles d’origine étrangère à la culture française à travers des ateliers ou groupes d’activités collective

–          Engager des actions de soutien aux jeunes en exclusion temporaire pour garantir leur réintégration en évitant une accumulation de « handicaps » générant une accélération du décrochage.

L’assemblée générale d’Eclipsa

L’assemblée générale d’Eclipsa s’est tenue le jeudi 16 juin, en présence de 22 membres, invités et amis de l’association.

Les rapports moraux, financier et d’activité ont été adoptés à l’unanimité de votants.

L’assemblée a été introduite par un mot du président :

« Une Assemblée générale est un moment privilégié dans la vie d’une association.

 Elle permet de rappeler qui nous sommes, ce qui nous anime et quelles sont nos valeurs.

 Elle sert aussi à mieux partager nos ambitions et nos projets avec celles et ceux qui nous accompagnent, nous guident et nous conseillent, comme avec nos membres et nos adhérents. »

Les principaux éléments du rapport moral :

Et le rapport d’activité 2010


Les projets 2011